Une soiree de liberté

Parfois on se fait des promesses que nous sommes incapables de tenir. Il arrive finalement que l’instant soit charnellement plus fort. Des mots susurrés dans une oreille, un membre frotté contre mes fesses pourtant endormies, et, enfin des doigts qui ont décidé que je n’aurai pas la force de dire non.
J’ai gouté à nouveau à la complicité que j’entretiens depuis si longtemps avec celui qui est pour certaines un Dom Juan, bourreau de leur cœur, ou un connard qui fait souffrir leurs amies. J’ai glissé le temps d’un froissement de draps dans le costume de la salope, celle qui ne sait pas dire non, celle qui place la jouissance avant le reste. ( pour mon utilisation du terme salope, se référer au post précédent ).

Je m’étais fait la promesse de ne plus y gouter, par peur d’y perdre à nouveau ma liberté ( j’étais, quelques années plus tôt, si amoureuse de lui, que je me sentais enchainée à ses désirs ). C’est une expérience de l’amour bien particulière que nous expérimentons ensemble, une promesse qui n’est pas celle de nous être physiquement fidèles, mais celle de nous aimer toujours, quels que soient les autres que nous auront dans nos vies. Finalement, c’est peut être l’amour le plus sain que j’ai pu vivre, pas de couple au sens où la société l’entend, mais bien un choix, chaque fois renouvelé, qui s’adapte à nos relations du moment. Un amour dans lequel nous nous aimons au delà de nos défauts. Et, c’est justement à cause de cette liberté que nos corps, lorsqu’ils se rencontrent à nouveau sont toujours étonnés de l’alchimie, à la fois dans la conquête, mais aussi dans la reconnaissance.

Une nuit si douce, que ma bouche fut bien gourmande au réveil le lendemain, comme pour remercier mon casanova favori de m’avoir entrainé à ne pas dire non cette fois.

Publicités