Rendez-moi mon phallus

Lors d’une séance de procrastination associée à de la sérendipité, je suis tombée, de liens en liens sur ce magazine qui me semble bien intéressant, mais qui risque d’être difficile à trouver en France. Il se nomme Up & Coming et se présente comme un mag mêlant lifestyle et érotique. Voilà un beau programme. Leur esthétique semble être dans la logique de cet érotisme qui sort des carcans du porno, cet esthétique que j’affectionne car il rappelle qu’il est possible de mêler sexe sale et sensibilité.

Mais la sérendipité a porté d’autres fruits, puisque continuant à me balader dans les méandres de cet internet tentaculaire, je suis tombée sur un site qui propose des harnais dildo. Le concept est simple, vous enfilez cette culotte de cuir ( il existe des versions vegan en synthétique) et vous insérer un dildo qui vous rend ce que la nature vous a refusé. Car oui, je veux bien croire Freud lorsqu’il parle de complexe de la castration.

Moi aussi, je veux mon pénis !

Voilà un fantasme qui est récurrent dans ma sexualité, être tout à fait l’égal des hommes, arborant fièrement un pénis turgescent. Enfant, déjà, lors de mes nombreuses mises en scène avec mes amis, j’utilisais chaussettes et autres artefact pour me donner de la consistance masculine. Puis, grandissant, aimant des hommes et leur membre, dur ou pas, d’autres fantasmes sont nés. Il y a notamment un homme que j’ai toujours rêvé de pénétrer. L’envie était des plus fortes de le posséder pleinement, comme il pouvait lui même me posséder.

Alors, après la découverte de ce harnais, ma journée de travail fut bien plus compliquée, comment ne pas penser à tous les jeux qui peuvent y être associés. J’ai cherché les différents modéles existants, me demandant de quel façon le plaisir féminin pouvait être garanti avec ces harnais. Ce modèle vibrant est une première piste ! Mais c’est bien en découvrant les modéles qui offrent une double pénétration que j’ai ressenti la joie de trouver enfin le sacré graal. Pour prendre un peu de hauteur dans cette réflexion, je me suis baladée sur doctissimo, et je n’ai pas été déçue des nombreux témoignages de couples ! ( merci doctissimo, tu es toujours là pour nous faire marrer)

Mais le pouvoir ne réside pas seulement dans ce pénis de plastique, le phallus, c’est dans le creux de notre cerveau qu’il se niche nous dit Freud. Le mien est bien présent. Est-ce le cas de toutes les femmes ?

Un dildo est-il un phallus concluant ?

Écrivant le paragraphe précédent, je me demande quel est le rôle des dildo dans notre perception du phallus ? Le fait d’avoir un membre, toujours dur, toujours pret à nous satisfaire participe t’il à un sentiment de puissance phallique ?

Si je peux assurer une chose, ma sexualité a été grandement modifiée par cet possibilité de jouissance toute mécanique offerte par ces objets de silicone. Et, la dichotomie entre sexualité masculine et féminine me semble des plus artificielles, au regarde de ma propension à jouir en 3 minutes chrono devant un film porno, un peu déçue que ce soit déjà terminé.

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